Communiquer sur les questions fréquentes (hydratation / alimentation) en soins palliatifs

user
Patient
Adulte et Enfant
Adulte
Enfant
calendrier
Mise à jour
Février
2024

Tableau 1 - Hydratation et nutrition en fin de vie
Non-recours ou arrêt de l'hydratation et de la nutrition artificielles en fin de vie
(conseils imprimables)
Messages clés
  • Le patient ne meurt pas de faim ou de soif : c'est parce qu'il meurt qu'il n'a plus faim ni soif,
  • L'hydratation et la nutrition artificielles sont des techniques de maintien artificiel en vie qui peuvent relever de l'obstination déraisonnable en fin de vie en prolongeant l'agonie.
Hydratation en fin de vie
Pourquoi faut-il éviter l'hydratation parentérale en situation terminale ?
  • Les mécanismes physiopathologiques de la fin de vie favorisent la rétention d'eau (création d'un troisième secteur),
  • Le risque principal est l'encombrement bronchique et la détresse respiratoire,
  • Les œdèmes diffus et l'anasarque sont également pourvoyeurs d'inconfort,
  • L'œdème diminue l'absorption des perfusions sous-cutanées si elles sont nécessaires.
Le patient risque-t-il d'avoir soif ?
  • Dans la majorité des cas, il n'existe pas de sensation de soif en fin de vie,
  • Si le patient décrit une sensation de soif, elle est en réalité liée à la sécheresse buccale :
    • La réalisation de soins de bouche est alors essentielle (voir fiche),
    • Une éventuelle oxygénothérapie, si elle n'améliore pas la dyspnée, doit être arrêtée pour éviter de majorer la sécheresse buccale (voir fiche).
Quels sont les bénéfices secondaires de la déshydratation ?
  • La déshydratation entraîne une sécrétion d'opioïdes cérébraux, ce qui diminue la douleur,
  • La réduction du volume urinaire permet de limiter des mobilisations parfois inconfortables,
  • La diminution des œdèmes péritumoraux peut permettre une diminution de la douleur.
Nutrition en fin de vie
Pourquoi faut-il limiter la nutrition en fin de vie ?
  • En fin de vie, la nutrition doit être adaptée aux envies du patient, on parle d'alimentation "plaisir",
  • Les risques d'inconfort liés à l'alimentation sont principalement :
    • Nausées/vomissements/douleurs abdominales en cas d'occlusion/tumeur digestive,
    • Pneumopathie d'inhalation et détresse respiratoire en cas de troubles de la déglutition.
  • Les techniques de nutrition artificielle peuvent être source d'inconfort en fin de vie :
    • Douleurs abdominales,
    • Pneumopathies d'inhalation,
    • Majoration des apports liquidiens (voir ci-avant),
    • Inconfort lié au matériel,
    • Perturbation du transit intestinal.
  • En situation terminale, le maintien d'une nutrition artificielle concourt à prolonger la phase agonique.
Le patient risque-t-il d'avoir faim ?
  • Non, la sensation de faim disparaît en fin de vie,
  • Il existe même dans beaucoup de situations un dégoût de la nourriture en phase terminale,
  • Le jeûne entraîne une production de corps cétoniques qui a un effet anorexique central.
Quels sont les bénéfices secondaires de l'arrêt de la nutrition ?

Le jeûne entraîne une sécrétion d'opioïdes cérébraux, ce qui diminue la douleur.

 

Tableau 2 - Techniques de communication
Éthique de communication
S'appuyer sur le malade
  • Directives anticipées si elles ont été rédigées,
  • Mettre en évidence les éléments cliniques allant dans le sens de la décision.
Arrêt de l'alimentation et de l'hydratation ne signifie pas arrêt des soins
  • Explication des soins de bouche et proposition d'intégrer les proches à leur réalisation (voir fiche),
  • Souligner que la réalisation des soins de bouche demande plus de temps que la pose d'une perfusion parentérale.
Ne pas faire peser le poids de la décision sur les proches
  • Rappeler le rôle consultatif des proches afin de porter la parole du patient,
  • Mais le rôle décisionnel du médecin.
Anticiper
  • Repérer les familles pour qui l'alimentation/l'hydratation est un moyen d'entrer en relation avec l'autre afin de les préparer progressivement à l'arrêt,
  • Proposer en amont d'autres moyens d'entrer en interaction (lecture, musique, etc.).
Contourner les projections des proches

Si le proche se projette à la place du patient ("à sa place, j'aurais faim et soif"), rappeler que la personne en fin de vie n'a pas les mêmes ressentis qu'une personne non malade, et qu'il est impossible de transposer son propre vécu sur celui de l'autre.

En cas de prescription de perfusion sous cutanée pour « désangoisser » la famille ou diminuer la culpabilité de l’équipe (médecin compris) des limites s’imposent
  • L'arrêt de la perfusion doit être la priorité en cas d'apparition d'œdème, d'encombrement ou de douleur au point de ponction,
  • La contention est inenvisageable en fin de vie afin de maintenir une perfusion si le patient l'arrache.

rhumato
SOINS PALLIATIFS
Ordotype Plus Soins palliatifs

Accès limité

Cette fiche fait parti du module

 

Soins palliatifs.

Cette fiche fait parti du module

 

Rhumatologie.

Cette fiche fait parti des module

 

Soins palliatifs

 

et

 

Ordotype Plus.

Pour pouvoir y accéder vous devez vous abonner à ce module.
Pour pouvoir y accéder vous devez vous abonner à l'un de ces modules.

Déjà inscrit ? Se connecter

No items found.
icone MG

Accès limité

Cette fiche est reservée aux utilisateurs du module Médecine générale.

Déjà inscrit ? Se connecter

Pour savoir quelle ordonnance utiliser, consultez les rappels cliniques.
No items found.
Pour savoir quelle ordonnance utiliser, consultez les rappels cliniques.
No items found.
Arrêt de l'alimentation et de l'hydratation artificielles en fin de vie : informations pour les proches
flechewaiting gif
Pour savoir quelle ordonnance utiliser, consultez les rappels cliniques.
No items found.

 

Ordoguide ne se substitue ni à la décision ni à la responsabilité de prescription du professionnel de santé.